Entre confinement et insouciance

Il y a encore quelques jours, à la télévision, on nous montrait d’hélicoptère les quartiers touristiques et business vidés des foules qui les traversent habituellement. Sur place, on voyait bien le souci : alors que les quartiers les plus connus de la capitale étaient réellement bien moins fréquentés qu’habituellement, les quartiers plus locaux, les rues commerçantes qui prolongent les stations de métro ou de train, étaient quant à eux plus fréquentés que d’habitude en semaine et tout autant le weekend. Ça donnait vaguement l’impression que les grands médias ne montraient que la surface des choses, une manie qu’on finit par détecter un peu partout ici.

Ginza, lundi 27 avril vers 10h30

Depuis peu, les télés, toujours par hélicoptère, montrent au contraire les récalcitrants au confinement : joueurs des pachinko qui se ruent à l’ouverture du magasin en se fichant bien de la fameuse distanciation sociale, les surfeurs du Shonan qui bravent les interdictions d’accès à la plage, les joggeurs du dimanche du parc Komazawa qui sont apparemment devenus des joggeurs de tous les jours et continuent leur petite vie tranquilles. On sent désormais comme une petite musique de « culpabilisons les incorrigibles insouciants qui se fichent des mises en gardes officielles ». Pourquoi ce changement de ton ? À en croire les chiffres de la contamination, il ne semble pas y avoir d’aggravation particulière. Bref, on se demande comment les JT définissent leurs lignes éditoriales…

Sangenjaya, dimanche 26 avril en milieu d’après-midi

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